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Robotique Collaborative : Le VRAI du FAUX

Robots collaboratifs vs robots traditionnels : Démêlons le VRAI du FAUX.

 

Les robots collaboratifs ne sont finalement apparus sur le marché qu’assez récemment ; ils bénéficient donc de toutes les dernières avancées en matière de robotique. Ce qui conduit parfois à penser qu’ils sont meilleurs que les robots traditionnels, voire la seule option valable dans une usine « moderne ».

Cette vision nous semble être un raccourci un peu trop rapide. Le sujet mérite quelques éclaircissements, notamment pour mettre en lumière ce que tous les robots industriels de dernière génération (traditionnels et collaboratifs) ont en commun. Car il serait à notre sens dommage de choisir un robot collaboratif pour de mauvaises raisons.

Robots collaboratifs : plus simples à intégrer et à programmer ?

Si les robots collaboratifs sont perçus comme plus faciles à programmer, c’est qu’ils disposent la plupart du temps de fonctions de guidage et d’apprentissage manuel des trajectoires. Ce type de fonctions peut laisser à penser qu’il ne sera bientôt plus nécessaire de « coder » pour programmer un robot. Ce n’est pas tout à fait vrai. L’apprentissage manuel est en fait réservé aux mouvements simples, tout comme les bibliothèques de scripts modulaires qui permettent de développer des interfaces de programmation très intuitives et que l’on peut tout à fait retrouver sur des robots traditionnels.

Les applications industrielles les plus abouties nécessitent encore d’avoir recours à la programmation mais là aussi les choses avancent. D’une part, l’expérience acquise par les intégrateurs leur permet aujourd’hui d’aller beaucoup plus vite dans de nombreuses applications.

D’autre part, les fabricants de robots font eux aussi tout pour que la programmation soit la plus rapide possible.

Robots collaboratifs : plus faciles à réaffecter ?

Ce sentiment découle directement du point précédent : si un robot est plus facile à reprogrammer, il est par nature plus facilement affectable à une tâche pour laquelle il n’était pas prévu au départ. Tous les robots sont par définition polyvalents, puisque reprogrammables. Mais tous ont aussi des limites, parmi lesquelles les plus évidentes sont la charge admissible et l’enveloppe de travail.  La nature des mouvements à réaliser est aussi très différente d’une application à l’autre ; pour être optimisée, elle nécessite des architectures de robots différentes. Un seul modèle de robot ne pourra jamais tout faire dans une usine. Il est cependant tout aussi facile de transférer par exemple un robot de soudage d’un îlot de production à un autre que d’affecter un robot collaboratif à une opération de prise/dépose de pièces auprès d’un un nouvel opérateur.

Enfin, il ne faut pas confondre réaffectation et mobilité qui sont deux sujets différents : le premier est une affaire de conception et de programmation du robot quand le second est une affaire de guidage et de reconnaissance de l’environnement.

Robots collaboratifs : moins encombrants ?

L’encombrement total d’un robot correspond à son enveloppe de travail plus la distance de sécurité avec l’opérateur. Sachant que les robots collaboratifs ont des enveloppes de travail limitées, et qu’ils sont conçus pour travailler à proximité immédiate de l’opérateur sans barrière de sécurité, ils sont bien sûr en théorie moins encombrants. Mais cela dépend néanmoins du mode de fonctionnement envisagé : en mode contrôle de la distance de séparation (mode 3), l’espace nécessaire peut être relativement important. Par ailleurs, pour des applications ou les robots collaboratifs ne sont pas utilisés pour assister l’humain mais pour partager son espace de travail, l’analyse de risque est capitale. Si elle n’est pas réalisée correctement, les robots collaboratifs peuvent eux aussi se voir imposer des barrières de sécurité.

Les intégrateurs ont également aujourd’hui tout un arsenal de solutions à leur disposition pour créer des îlots automatisés plus compacts. Leur expérience est précieuse et il ne faut pas hésiter à la solliciter.

Pour résumer, ce n’est pas la simplicité qui doit guider le choix entre un robot traditionnel et un robot collaboratif, mais bien l’usage : en matière de productivité pure, l’avantage sera toujours aux cellules automatisées traditionnelles ; la robotique collaborative s’applique, elle, aux opérations semi-automatisées pour lesquelles la dextérité et l’ingéniosité humaine restent indispensables.

 

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